Editions Après La Lune

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Archive pour le ‘Les livres’


« Le dernier dimanche de monsieur le chancelier Hitler », de Jean-Pierre Andrevon

Uchronie - 120 pages, 9 €

New York, 12 avril 1949. C’est un petit bonhomme grisonnant, aux mains tremblantes, vêtu d’un costume gris étriqué. Il perd ses cheveux, ses yeux faiblissent, mais il a horreur d’être vu avec des lunettes. Il est atteint de la maladie de Parkinson et on lui soupçonne un début d’Alzheimer. Il habite un petit trois-pièces dans South Brooklyn avec sa femme Eva. Autrefois Eva Braun. En cette année 1949, cela fait quatre ans que le petit bonhomme a été accueilli aux Etats-Unis, où il vit sous la surveillance constante du FBI. C’est que, jusqu’en mai 1945, il était chancelier du Troisième Reich.
Son nom : Adolf Hitler. Son destin ? Pas brillant : bien qu’il soit loin d’en douter, il n’a plus que deux jours à vivre.


Publié en 1995 aux éditions Canaille, ce roman atypique et grinçant, qui avait beaucoup plus au Matricule des Anges, l’un des textes les plus aboutis d’Andrevon, était devenu introuvable.
A noter que ce roman sera l’un des livres de chevet du président Sarkozy (qui en sera fortement perturbé) dans le roman de Jean-Jacques Reboux publié ce mois-ci chez le même éditeur, Je suis partout (les derniers jours de Nicolas Sarkozy).

> Voir la fiche auteur de Jean-Pierre Andrevon.

« Je suis partout (les derniers jours de Nicolas Sarkozy) » de J-J Reboux

Je suis partout (le derniers jours de Nicolas Sarkozy), de Jean-Jacques Reboux
Politique-friction (visionnaire) - 384 pages, 18 €

JUILLET 2011. Les déplacements du président provoquent des manifestations si violentes qu’il ne peut plus quitter l’Elysée. Sa santé décline. Sa paranoïa atteint des sommets. Il se laisse pousser la moustache, est obsédé par Louis XVI et Dominique de Villepin. C’est le syndrome du bunker. Son absence aux cérémonies du 14 juillet fait naître de folles rumeurs. Sa femme l’a-t-elle quitté ? A-t-il perdu la raison ? Est-il toujours vivant ? En désespoir de cause, les stratèges élyséens imaginent un ultime stratagème pour provoquer l’électrochoc qui sauvera le président. Mais un coup de théâtre sensationnel va anéantir leurs derniers espoirs…

> LE BLOG « JE SUIS PARTOUT » : L’auteur tient depuis mai 2009 un blog, qui a reçu plus de 25.000 visites, où il dévoile moult anecdotes sur la décrépitude du locataire de l’Elysée.
> LE « POV’ CON » DE SARKO : Pour les besoins de ce roman, l’auteur a fait croire qu’il avait retrouvé le «pov’ con» de Sarkozy, un certain Fernand Buron, paysan du Calvados.
> Le canular, dévoilé par Le Parisien,  s’est terminé le 28 février 2010, le jour des 55 ans du président, devant l’Elysée, par une garde à vue pour « outrage au président de la République ».

> La fiche auteur de Jean-Jacques Reboux.

Lo Cro do diable, Serge Vacher

Collection Lunes blafardes n° 15, 128 pages, 8 €
Sur le plateau de Millevaches, les millénaires ont creusé d’énormes crevasses ayant donné naissance aux trois rivières : Corrèze, Creuse, Vienne. Certaines d’entre elles sont habitées par des créatures de légendes nées de l’imaginaire des hommes. Dans les alentours de Bugeat, là où l’alchimie géologique a déposé, au milieu des rochers de granit, un cadeau empoisonné, l’uranium, c’est toujours avec appréhension qu’on évoque Lo Cro do Diable. C’est là qu’un couple un peu fou se retrouve une nuit, sur la lande, à courir après les feux follets. Quelques jours plus tard, ils sont retrouvés morts. Au même instant, à Limoges, des hauts fonctionnaires européens rencontrent des politiques locaux pour décider de l’opportunité de créer un lieu de stockage de déchets nucléaires sur le plateau de Millevaches. Bastien Lenoir le flic et Max Léobon le journaliste cherchent le lien entre ces deux événements. Et l’on sait que les gens du cru, s’ils ont souvent la langue bien pendue, ne sont pas bavards quand on veut leur tirer les vers du nez.
> Voir la fiche de Serge Vacher.

Le banquet des silphes, Arnaud Gobin

Collection Lunes blafardes n° 16 - 260 pages, 10 €

Des retraités qui se jettent des nuages, des meurtres bidon et des faux suicides, à la saison de la dinde et des étrennes, ce n’est sûrement pas la canicule qui provoque cette hécatombe dans cette maison de retraite huppée qu’est la Côte d’Azur.
Qui se cache derrière cette série de crimes particulièrement tordus? Un pervers amateur de corps fatigués ? Le visage de la vengeance, ou bien encore celui de la compassion ? Le dénouement de cette enquête viendra-t-il du ciel ? De Raymond, l’ex flicà gouaille de truand qui lui a jadis sauvé la vie ? A moins que ces meurtres aient un lien avec les sales blessures de Sidi Lahouari, les bas quartiers d’Oran en pleine guerre d’Algérie ?
On retrouve avec plaisir la doublette d’enquêteurs du premier roman d’
Arnaud Gobin, Les hyènes. Punch, humour, rebondissements. Une écriture percutante, un sens de l’intrigue qui fait mouche, Arnaud Gobin tient toutes les promesses de son premier roman.

Icône / Michel Chevron

Icône, Michel Chevron - thriller - couverture et 4e

Icône, Michel Chevron - thriller - couverture et 4e

Thriller, grand format 192 pages, 14 € - ISBN 9782352270416

La vie de Richard Lenoir, rêveur criblé de dettes, est un naufrage. Il décide de mettre fin à ses jours en jetant sa voiture contre la banque qui lui a refusé un crédit. Mais ça ne se passe pas comme prévu. Il est percuté par une autre automobile dont le conducteur, fils de Solonik, un puissant mafieux russe, perd la vue dans l’accident. Solonik veut prélever les cornées de Richard Lenoir afin de rendre la vue à son rejeton. Lenoir refusant de se soumettre, on tue son ex-femme et on enlève sa fille, dont les cornées sont compatibles. Richard Lenoir va se rebeller, avec la complicité d’un chauffeur de taxi parisien asiatique totalement déjanté et d’une femme qui a pris les traits de sa seule richesse : le portrait d’une esclave romaine qui a vécu 2 000 ans plus tôt.
Avec son sens aigu de la dramaturgie, ses personnages perturbants, complexes, côtoyant la folie, les polars de Michel Chevron font mouche à tous les coups. Icône, son cinquième roman, ne déroge pas à la règle.
Après Séraphine, la « lionne » pyschopathe de Fille de sang qui tue lorsqu’elle se sent menacée, après Néron le tueur italien des Purifiants qui conserve dans une « chambre nuptiale » l’épouse assassinée, après les « kafkas » de son Poulpe fantastique J’irai faire Kafka sur vos tombes, Chevron revient en pleine forme, avec un « casting » détonnant : un mafieux russe sans pitié, un homme de main intello qui partage la vie d’une vipère, un couple de tueurs pornographes, sans oublier le héros, Richard Lenoir, survivant romantique amoureux d’une icône qu’il retrouve sous les traits de Nanah, l’ex-prostituée qui semble avoir traversé la Méditerranée uniquement pour se retrouver sur son chemin…

Press book :
• Sur le blog « Action suspense »

Michel Chevron
Né en 1945 à Levroux (Indre), Michel Chevron a été ouvrier ajusteur avant de devenir professeur de mécanique dans un lycée professionnel. Il vit à Paris.
En 1994, invité du Festival du crime de Saint-Nazaire, il se présentait ainsi : « Michel Chevron trouve harassant de parler de lui. Il avoue être un dérisoire voyeur avec son carnet de notes. Ce qui le fait bander : la mort derrière la porte, l’histoire en marche, la cité convulsive et surtout, merde, la folle extravagance de la vie. »

Fond de cale – La décalcomanie / Ferey & Couronne

A paraître le 1er avril 2010

Fond de cale / La décalcomanie - Caryl Ferey et Sophie Couronne (couv et 4e)

Fond de cale / La décalcomanie - Caryl Ferey et Sophie Couronne (couv et 4e)

Caryl Ferey Sophie Couronne : Fond de cale – La décalcomanie
144 pages, 9,99
ISBN 9782352270430

Caryl Ferey
Il est passé du statut d’espoir du thriller français avec Haka et Utu, à celui de valeur sûre du genre avec Zulu, bientôt adpaté au cinéma, qui lui vaut la consécration avec 10 prix littéraires, dont celui des Lectrices de Elle, et ressort ce mois-ci en Folio policier. Entre deux romans aux antipodes, il revient accoster sur la Bretagne de son enfance, qu’il aime pour ses côtes déchiquetées, ses concerts dans les bistrots, ses tempêtes, avec des romans tout aussi incandescents comme Plutôt crever (Folio) et ces deux novellas à déguster.

Sophie Couronne
Traductrice, auteur de pièces radiophoniques pour France Culture, elle a écrit avec Caryl Férey Galaktik bazar et  Aquatik Bazar, ainsi qu’une aventure du Poulpe, D’amour et dope fraîche (Baleine). Elle a notamment traduit Traverser le feu, le recueil des textes de Lou Reed (Seuil).

Le livre
Férey et Couronne ont en commun une salutaire manière de tordre le cou aux bonnes manières romanesques. Ces quatre textes peuvent se lire comme les fragments d’une même « effervescence organique ». La Marie de Fond de cale, c’est un peu le double de la Zita de La Décalcomanie. L’une réussit son suicide, l’autre le rate et réussit à vivre, en portant en elle les pépites dhumanité qui font défaut à l’autre.