Arnaud Gobin sur la webradio « Ondes Noires »
On trouvera l’émission archivée le 16 juin 2010 ici : Ondes Noires
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Une critique du Banquet des Silphes, d’Arnaud Gobin, par Jeanne Desaubry, sur son site :
« Flic humaniste et gourmet, mélancoliquement aux petits soins pour sa femme gravement handicapée, Simon Cassoni le corse, se trouve face à une hécatombe dont les victimes frisent toutes le quatrième âge. Il va retrouver le fil conducteur dans leur passé, car ils étaient jeunes au temps de l’OAS.
Une façon subtile de rappeler que le passé ne se dissipe pas en deux discours politiques, et que la vigilance est toujours de mise.
C’est un roman qui marie avec bonheur l’humour et un sens aigu de la réalité ; devient-on meilleur parce qu’on est vieux ? mort ? Cassoni nous repose la question avec brio. »
« « Lo Cro du Diable » de Serge Vacher nous arrache à la réalité urbaine. Il raconte avec une passion qu’on sent profonde chez l’auteur, la nature limousine, la brutalité du monde paysan mais aussi sa beauté. Des intérêts politiques et sordides, les finances de l’Europe, le cynisme des décideurs dès que la protection de l’environnement implique des contraintes, face au bon sens des gens de la terre, à la pugnacité d’un gendarme, d’un journaliste et d’un ouvrier agricole qui adorent lever le coude en bonne compagnie. Le tueur joue de l’arbalète, on tue aussi au tracteur, les légendes d’autrefois ont la vie dure et les putes ont le cœur chaleureux. Le contexte est original, le discours intelligent, l’intrigue drôlement bien ficelée, je vous souhaite bien du plaisir ! »
> Intégralité de l’article sur le blog de Jeanne Desaubry
« C’est avec une vraie tendresse que l’auteur évoque le Limousin et ses décors naturels sauvages. “Louis put ainsi entendre enfin le vent bruissant les branches sèches, caressant les herbes encore debout, le vent sifflant le long de la lande, dont le souffle chaud en cette fin d’après-midi venait lui caresser le corps… Il écouta les branches mortes craquer au passage furtif d’un animal, les oiseaux muets d’abord, surpris eux aussi du silence après les grondements infernaux du moteur de la machine, se remettre à chanter, s’appeler de nid en nid, puis voleter un peu (…) Il écouta encore le vent filer vers le trou sombre, la crevasse, lo Cro do Diable, si profond, si plein de légendes, porteur de maléfices…” Cet environnement est menacé par un projet aux conséquences mal maîtrisées, bien que les complaisants rapports officiels se montrent rassurants.
Serge Vacher nous présente aussi une belle galerie de personnages, issus du quotidien. Jojo noyant sa retraite dans l’ivresse, Louis le paysan sincère, le beau Pierre séducteur de balloches, Bastien le flic un peu blasé, Max le journaliste humaniste (“Dis donc, c’est pas parce que je fais des piges dans un journal régional de merde, à rencontrer des paysans obtus, des sportifs poussifs ou des hommes politiques sans envergure qu’il faudrait me prendre pour un imbécile. Mon boulot, c’est de comprendre où je vis et de les faire causer, ces cons-là. Qui sont quelquefois pas si cons que ça, d’ailleurs.”) Le contexte, cette vie simple et honnête qui est la leur, est bouleversé par plusieurs morts suspectes. Pour de minables enjeux internationaux, somme toute. Les héros locaux de cette histoire semblent dire : “Laissez-nous vivre à notre guise, à notre rythme”. Voilà sans doute ce qui rend cette intrigue convaincante. »
> intégralité du (long) article sur le blog « Action Suspense ».
« Ça picole sec dans ce petit polar limousin aux accents écolos, les foies s’y avèrent de bien accueillantes éponges, et ça démarre tôt le matin au “ 10° doux ”, pour finir le soir à coups de litrons d’un douze qui tache, avec, entre les deux, des mousses amères, des jaunes bien épais en veux-tu en voilà, des blancs secs comme le paysage alentour, des rosés qui « filent des aigreurs d’estomac ». Le style aussi y est rocailleux, et humain, comme ces habitants faux taiseux croqués avec vérité de deux trois coups de plume rêche. Lo cro do diable est le second roman plein de promesses d’un instituteur limougeaud. »
> intégralité de l’article sur le blog « Chroniques Noires » de Gilles Vidal.

Collection Lunes blafardes n° 15, 128 pages, 8 €
Sur le plateau de Millevaches, les millénaires ont creusé d’énormes crevasses ayant donné naissance aux trois rivières : Corrèze, Creuse, Vienne. Certaines d’entre elles sont habitées par des créatures de légendes nées de l’imaginaire des hommes. Dans les alentours de Bugeat, là où l’alchimie géologique a déposé, au milieu des rochers de granit, un cadeau empoisonné, l’uranium, c’est toujours avec appréhension qu’on évoque Lo Cro do Diable. C’est là qu’un couple un peu fou se retrouve une nuit, sur la lande, à courir après les feux follets. Quelques jours plus tard, ils sont retrouvés morts. Au même instant, à Limoges, des hauts fonctionnaires européens rencontrent des politiques locaux pour décider de l’opportunité de créer un lieu de stockage de déchets nucléaires sur le plateau de Millevaches. Bastien Lenoir le flic et Max Léobon le journaliste cherchent le lien entre ces deux événements. Et l’on sait que les gens du cru, s’ils ont souvent la langue bien pendue, ne sont pas bavards quand on veut leur tirer les vers du nez.
> Voir la fiche de Serge Vacher.
Collection Lunes blafardes n° 16 - 260 pages, 10 €
Des retraités qui se jettent des nuages, des meurtres bidon et des faux suicides, à la saison de la dinde et des étrennes, ce n’est sûrement pas la canicule qui provoque cette hécatombe dans cette maison de retraite huppée qu’est la Côte d’Azur.
Qui se cache derrière cette série de crimes particulièrement tordus? Un pervers amateur de corps fatigués ? Le visage de la vengeance, ou bien encore celui de la compassion ? Le dénouement de cette enquête viendra-t-il du ciel ? De Raymond, l’ex flicà gouaille de truand qui lui a jadis sauvé la vie ? A moins que ces meurtres aient un lien avec les sales blessures de Sidi Lahouari, les bas quartiers d’Oran en pleine guerre d’Algérie ?
On retrouve avec plaisir la doublette d’enquêteurs du premier roman d’Arnaud Gobin, Les hyènes. Punch, humour, rebondissements. Une écriture percutante, un sens de l’intrigue qui fait mouche, Arnaud Gobin tient toutes les promesses de son premier roman.
Né en 1960 à Bar-le-Duc (Meuse).
Bizuté aux Arts Déco avant un quart de siècle passé à faire le prof, du bidouillage téloche et autres bricoles, Arnaud Gobin est depuis une quinzaine d’années réalisateur de films documentaires. Artificier à ses heures, il fait péter des bombes un peu partout, surtout le jour de la fête nationale. Il vit près de Cannes où il se fait son cinéma, espérant encore prendre un jour aux riches pour donner aux pauvres. Après Les hyènes, Le banquet des silphes est son deuxième roman aux éditions Après la Lune.
Entre temps en 2008, il a publié Les grandes affaires criminelles des Alpes-Maritimes (Eds de Borée).
Né en 1957, Serge Vacher a passé son enfance à Larue, au cœur du Limousin. Il vit à Limoges. Après de laborieuses études au lycée technique Pierre Caraminot à Egleytons, il est devenu instituteur. Il a découvert le polar à l’âge de treize ans avec San Antonio. Sa passion pour le roman noir ne s’est depuis jamais démentie. Il a créé en 1996 La Vache qui lit, une association qui édite un fanzine du même nom et organise des conférences et débats sur le polar, en Limousin et ailleurs.
Il a publié en 2008 un premier roman, Les Coutures (éditions Nykta). Il vient de publier Lo Cro do diable, chez Après La Lune.
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